L'IRISSO s'indigne

L'IRISSO - unité mixte de recherches CNRS - s'indigne des propos que la ministre de l'Enseignement supérieur a tenus, à plusieurs reprises ces derniers jours, sur le prétendu danger que représenterait « l’islamo-gauchisme » à l’université. 

Ses membres rappellent que la ministre n'est jamais intervenue lorsqu'elle était interpellée sur la LPR par la communauté universitaire qui rejetait très majoritairement cette loi de précarisation de l'enseignement supérieur et de la recherche. Elle n'est pas intervenue non plus, pour parler aux étudiantes et étudiants en détresse en raison de la fermeture des universités et de l’injustice qu’ils subissaient – alors que les étudiant·es de classes préparatoires et celles et ceux d’entreprises d’enseignement privées continuaient à étudier presque normalement. La ministre a ainsi failli à accompagner les universités et leurs étudiant·es dans la crise sanitaire. Nous ne l’avons jamais, hélas, entendue intervenir pour défendre les membres du personnel de l’enseignement supérieur laissés seul·es et désemparé·es face à la situation d’incertitude et de crise provoquée par la pandémie.

La ministre juge en revanche utile et nécessaire d’intervenir publiquement aujourd’hui pour donner une légitimité aux lieux communs diffusés par l’extrême droite à propos des « islamo-gauchistes », catégorie sans signification scientifique, et pour préparer une chasse aux sorcières en demandant à l'organisme chargé de la recherche française, dont ce n’est absolument pas la mission, de traquer celles et ceux qui seraient des « militant·es » au lieu d'être des « savant·es ». 

L'IRISSO demande à la ministre de revenir publiquement sur les accusations graves qu’elle a portées contre la communauté universitaire et de s’engager à accomplir, enfin, sa mission : protéger les enseignant·es, les chercheuses et les chercheurs contre les anathèmes lancés par les ennemi·es de l’université et de la recherche et défendre les libertés académiques qui sont plus que jamais menacées. A défaut, la démission d'une ministre qui ne représente plus depuis un moment les intérêts et les valeurs de l'enseignement supérieur et de la recherche deviendrait à nos yeux inéluctable.

L’IRISSO attend, en outre, que la direction du CNRS, après sa condamnation bienvenue de l’instrumentalisation des savoirs, exprime un refus explicite de toute injonction politique à une enquête mettant en péril les libertés académiques.


 


 

CNRS-CURAPP ESS

En date du 15 octobre 2020, et à l’approche de la campagne de recrutement aux concours du CNRS 2021, le CURAPP-ESS a fait circuler un texte déplorant la mise en concurrence délétère des laboratoires de recherche, qui menace sa survie.

Nous, les membres de l’IRISSO, l'un des laboratoires ayant accueilli des chargé.e.s de recherche ces dernières années, affirmons notre plein soutien à nos collègues amiénois. Nous proposons d'engager avec tous les laboratoires concernés à Paris et en régions le débat appelé de ses vœux par le CURAPP-ESS, pour imaginer ensemble des propositions en vue d’assurer une meilleure concertation en amont des affectations au bénéfice de tous. Nous le faisons dans le but que les résultats de cette réflexion collective conduisent, en liaison avec l’InSHS du CNRS, à des réformes dans les procédures de recrutement et d'affectation.


 

Motion Contre la Loi de Programmation de la Recherche pour les années 2021-2030

Nous, directrices et directeurs des laboratoires de recherche de l’Université Dauphine-PSL, le CEREMADE, le CR2D, l’IRISSO, le LAMSADE et le LEDA, après avoir consulté et avoir obtenu l’accord d’une majorité de leurs membres :

Exprimons notre profond désaccord tant avec les conditions d’adoption qu’avec le contenu de la Loi de Programmation de la Recherche.

Regrettons que notre Gouvernement et notre Parlement n’aient pas produit une loi de programmation de la recherche ambitieuse qui aurait permis à la France de rattraper son retard et aurait répondu aux inquiétudes exprimées clairement par plusieurs Prix Nobel français. Les crédits dégagés ne sont pas à la hauteur, l’échéancier renvoie le plus gros des dépenses à plus tard, la plus grande partie des crédits transite par des agences qui ne permettent pas aux chercheurs de donner le meilleur d’eux-mêmes dans la mesure où elles les obligent à candidater en permanence sur des appels à projets au lieu d’augmenter les dotations de base des laboratoires et de leur faire confiance.

Condamnons fermement :

  • la suppression de la qualification pour le recrutement professeurs d’université ;
  • la possibilité de contourner l’exigence de qualification par le CNU pour le recrutement des maître.sse.s de conférences ;
  • toute précarisation des chercheurs, source de difficultés individuelles et collectives et pouvant mettre en cause l’élaboration et le développement de projets ambitieux ;
  • la création d’un délit d’entrave dont les sanctions semblent de surcroît disproportionnées.

Appelons à :

  • ne pas demander de dérogations pour le recrutement des maître.sse.s de conférences à l’Université Paris-Dauphine
  • soutenir les initiatives contre les dispositions de la LPR, notamment celles des sections du CNU et de la CP-CNU.

Demandons au président de l’Université Paris Dauphine-PSL de nous soutenir dans notre action.

Demandons solennellement au Président de la République d’intervenir, sur le fondement de l’article 10, alinéa 2 de la Constitution, de procéder à une nouvelle délibération de la loi afin que puissent se tenir un débat véritablement démocratique et un dialogue permettant d’aboutir à l’adoption d’un plan massif de recrutements de personnels titulaires, à l’augmentation substantielle de moyens de financement pérennes de la recherche, au rétablissement du CNU dans ses fonctions et à l’amélioration de son fonctionnement. Ce sont de ces mesures dont a réellement besoin le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

 


 

Le mot de la directrice

Nos activités de recherche touchent plusieurs disciplines : la sociologie, la science politique, l’économie et, désormais, les media studies, avec l'intégration de l'UPR CNRS  LCP. Nos travaux sont particulièrement centrés sur la sociologie des mondes économiques et l’analyse de l’action publique. L'IRISSO regroupe aujourd'hui  103 membres: 18 collègues CNRS (11 CR, 5 DR, 1/2 IE), 9 PR, 20 MCF, et 6 CR de l'INRAE; 5 Post docs, 37 doctorants, 3 délégations et 5 personnels administratifs. Les enseignants et chercheurs de l’IRISSO animent plusieurs parcours académiques de sciences sociales au sein de l'Université Paris Dauphine-PSL, de la licence au master jusqu'au doctorat.

Dominique Méda - Directrice de l'IRISSO et professeure de sociologie

Chaire Reconversion écologique, travail, emploi et politiques sociales

Equipe Administrative

Gestionnaires financiers

Khalid BOUACHRA - B612bis
Christiane FOLKS - B608
Claude POMPEY - B612bis
Andy GLONDU - B608

Gestionnaire administrative

Caroline FARGE - B609bis

L'équipe

Directrice :
Dominique MÉDA

Equipe de direction:

Eric AGRIKOLIANSKY

Pierre-Yves BAUDOT

Sophie BERNARD

François-Xavier DUDOUET

Nicolas FORTANÉ

Élise PÉNALVA-ICHER

Isabelle VEYRAT-MASSON

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