L’identification des personnes est plus que jamais un enjeu économique et politique. Hier réalisée par le biais de fichiers papier, elle l’est désormais de plus en plus par Internet et par des bases informatiques recensant nos données personnelles. Ces bases de données semblent autoriser la réalisation des rêves du savant, du politique, de l’administrateur ou de l’entrepreneur, mais peuvent aussi tourner au cauchemar de l’exploitation de notre intimité et d’une société de surveillance – particulièrement dangereuse en contexte politique autoritaire.