AXE - Capitalismes : finances, travail, entreprises

Cet axe regroupe des recherches en sociologie, science politique, économie ayant pour point commun d’étudier les capitalismes, et ce dans des perspectives complémentaires. Elles relèvent des sciences sociales de l’économie, de la sociologie politique, de la sociologie économique, de la sociologie du travail, de l’emploi, des organisations, des relations professionnelles. La circulation des chercheurs entre les trois programmes relevant de cet axe est favorisée. Alors que le programme « Marchandisation et société » se focalise sur les mutations du capitalisme liées à l’extension du marché, à l’influence des mécanismes marchands sur la société et l’environnement, et aux formes de résistances qui peuvent en découler, les recherches menées dans le programme « Sociologie politique de l’économie » étudient les politiques publiques, les institutions et les agents qui participent à la structuration du capitalisme. Tandis que le programme « Frontières du salariat et politiques du travail et de l’emploi » analyse conjointement, d’une part, les conséquences des mutations du capitalisme sur le monde du travail et ses régulations et, d’autre part, les effets des transformations des politiques du travail et de l’emploi sur les évolutions du capitalisme. Les chercheurs peuvent être inscrits dans plusieurs programmes et des manifestations scientifiques, durables ou occasionnelles, sont organisés conjointement par plusieurs programmes mais peuvent également réunir des membres des deux axes.

 


>> Programme - Sociologie politique de l'économie

 

Les recherches menées dans le programme "Sociologie politque de l'économie" étudient les ordres institutionnels et les agents sociaux qui produisent, ou pèsent sur, les politiques économiques et sociales et participent à la structuration du capitalisme. L'organisation sociale des dirigeants économiques, la production des catégories d'entendement économique dominantes, ou la fabrique des politiques économiques et des processus de financiarisation retiennent par exemple l’attention des membres de SPE. La pratique pluridisciplinaire sera reconduite en ayant recours à l’histoire, l'économie, le droit et la comptabilité pour étayer l'analyse sociologique et politiste de l’économie. La perspective généalogique, souvent employée, vise à dégager les conditions de possibilité de ces politiques tandis que l'étude des transformations des institutions et des circulations des agents donne à voir les processus socio-historiques et socio-techniques au fondement de la longue transition de l’ordre économique et politique keynésien vers le néolibéralisme. Outre les projets exposés ci-dessous, le programme poursuivra son séminaire mensuel et l’invitation de collègues étrangers.

Responsables | Sabine Montagne et Vincent Gayon


>> Programme - Marchandisation et société

Le programme « marchandisation et société » s’inscrit dans le prolongement de l’ancien pôle « sociologie des marchés » refondé autour de la problématique de la « marchandisation ». Il réunit les chercheurs de l’IRISSO qui étudient les mutations du capitalisme liées à l’extension du marché et, plus généralement, des dynamiques marchandes. Au-delà des deux visions antagonistes et un peu caricaturales du marché, l’une dénonçant un processus de marchandisation destructrice et l’autre louant les vertus régulatrices des mécanismes marchands, les membres du programme « marchandisation et société » s’attachent à interroger les conditions et les effets sociaux de la marchandisation, à travers deux orientations complémentaires : l’étude de l’élargissement de la sphère marchande à travers des activités entrepreneuriales et d’innovation d’une part, et l’étude de la régulation des activités marchandes par le prisme de la « durabilité » d’autre part.

Responsables | Pauline Barraud de Lagerie et Elise Penalva-Icher


>> Programme - Frontières du salariat et politiques du travail et de l'emploi

Les travaux de l’IRISSO portant sur les frontières du salariat et les politiques du travail et de l’emploi partagent des traits communs qui singularisent sans doute l’IRISSO dans le champ de la sociologie du travail, en France et à l’étranger. Trois traits nous paraissent particulièrement fédérateurs : l'attachement à l'empirie et à la démarche inductive ; le décloisonnement des champs de la sociologie du travail ; l’articulation des échelles, des pratiques et des niveaux de régulations.

Responsables | Sophie BERNARD, Dominique MEDA et Arnaud MIAS